Les conséquences funestes du report

Des conséquences économiques funestes

Alors que le CIO vient officiellement de reporter les JO de Tokyo, les conséquences économiques et sportives s’annoncent funestes. Pourtant, à l’heure où la pandémie du Coronavirus ne semble pas s’estomper, le report semblait inévitable mais surtout nécessaire. Pour l’heure, seul le report a été décrété sans prévoir de nouvelles dates. Les conséquences économiques, avec les nombreuses préparations que suscite le plus grand évènement sportif du monde sont dramatiques.

Le CIO a révélé en décembre 2019 un montant de 11,5 milliards d’euros dépensés par l’Etat japonais et le comité pour la tenue des JO. Certes, la compétition n’est pas annulée mais le décalage à l’été prochain oblige les autorités à préparer de nouveau les lieux pour l’année prochaine. A l’heure où les autorités mondiales peinent économiquement, de même que les entreprises, cette annonce ne rassure pas non plus.

 

Quid de l’équité sportive ?

Mais la question économique n’est pas la seule au centre de l’attention. En effet, la question se pose également concernant les athlètes amenés à participer à l’édition des JO 2020. Le parcours de qualification est particulièrement sinueux pour la plupart des athlètes. Et dans certains sports, comme le football, la natation, ou encore le handball, la qualification se joue en remportant certaines compétitions ou en se qualifiant dans le dernier carré.

Logiquement, une équipe comme la France en football s’est qualifiée en se hissant en demi-finale du championnat d’Europe espoirs 2019. Mais en 2021 doit se tenir une nouvelle édition du championnat d’Europe espoirs ? Une question se pose alors ? Doit-on prendre en compte l’édition 2019 ou l’édition 2021 qui se déroulera juste avant les JO de Tokyo ? Autant de questions qui se pose, auxquelles le CIO va devoir trouver une réponse dans les prochaines semaines. Mais à l’heure où le report de JO était nécessaire, les conséquences économiques et sportives s’annoncent funestes.